J’ai un peu de difficulté à considérer l’Église et les institutions religieuses comme de réels organismes bienfaisants, ils veulent le bien du monde à leur façon mais l’aspect sectaire, les rituels, les croyances et l’absence de vision commune sur ce qu’est un monde meilleur (un monde qui prie = un monde meilleur?) me laisse perplexe. C’est donc un peu à contre coeur que je souligne l’excellence cette publicité visant à faire la promotion de l’Église catholique de Montréal lors de la période de Pâques en 2011.
Cette affiche se trouvait à l’entrée de Pont Champlain, dont l’attention publique et médiatique réside actuellement sur sa désuétude et la non-sécurité de sa structure. Bos, l’agence qui s’occupe des campagnes de publicité pour la collecte du diocèse de Montréal depuis 23 ans est derrière le bon coup marketing.
Même si je ne suis pas d’accord avec la «cause», même si je n’aime pas qu’une agence aussi reconnue que Bos (qui fait aussi les excellentes campagnes récentes de Honda et St-Hubert) participe à la propagation d’un message religieux, je dois l’avouer, c’est du génie. Même si l’affichage sur panneau aux abords du pont n’est sans doute pas donné, il ne s’agit que d’une affiche à un emplacement très très (très) ciblé et qui a engrangé une couverture médiatique incomparable. Les réseaux d’information ont tous relatés la nouvelle aux bulletins du soir. Les nombreux blogues d’opinions d’influence ont en bonne partie diffusé la publicité.
Je suis de ceux qui ne croient pas au dicton «Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez-en!», mais je ne peux qu’avouer que dans ce cas-ci, ça veut réellement tout dire.
Publié le: Vendredi, 14 octobre 2011 dans Analyses · Aucun commentaire

