Archives de octobre, 2011

J’ai un peu de difficulté à considérer l’Église et les institutions religieuses comme de réels organismes bienfaisants, ils veulent le bien du monde à leur façon mais l’aspect sectaire, les rituels, les croyances et l’absence de vision commune sur ce qu’est un monde meilleur (un monde qui prie = un monde meilleur?) me laisse perplexe. C’est donc un peu à contre coeur que je souligne l’excellence cette publicité visant à faire la promotion de l’Église catholique de Montréal lors de la période de Pâques en 2011.

Cette affiche se trouvait à l’entrée de Pont Champlain, dont l’attention publique et médiatique réside actuellement sur sa désuétude et la non-sécurité de sa structure. Bos, l’agence qui s’occupe des campagnes de publicité pour la collecte du diocèse de Montréal depuis 23 ans est derrière le bon coup marketing.

Même si je ne suis pas d’accord avec la «cause», même si je n’aime pas qu’une agence aussi reconnue que Bos (qui fait aussi les excellentes campagnes récentes de Honda et St-Hubert) participe à la propagation d’un message religieux, je dois l’avouer, c’est du génie. Même si l’affichage sur panneau aux abords du pont n’est sans doute pas donné, il ne s’agit que d’une affiche à un emplacement très très (très) ciblé et qui a engrangé une couverture médiatique incomparable. Les réseaux d’information ont tous relatés la nouvelle aux bulletins du soir. Les nombreux blogues d’opinions d’influence ont en bonne partie diffusé la publicité.

Je suis de ceux qui ne croient pas au dicton «Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez-en!», mais je ne peux qu’avouer que dans ce cas-ci, ça veut réellement tout dire.

Publié le: Vendredi, 14 octobre 2011 dans Analyses · Aucun commentaire

Le 26 novembre 2010, MEMO (Moëlle épinière et motricité Québec) lancait un court métrage de sensibilisation aux places de stationnement réservées.

Près d’un an plus tard, le vidéo (avec son doublon sous-titré anglais) a accumulé plus de 400 000 visionnements sur le portail YouTube. Il s’agît à ma connaissance, du plus grand succès viral d’un vidéo québécois, toute catégorie confondue.

De mon point de vue, il s’agit d’un succès sur toute la ligne et je suis convaincu que ce court métrage aura su en faire réfléchir quelques uns. Tous les ingrédients y sont; une belle réalisation, de bons acteurs, la musique de Martin Deschamps et un message simple à comprendre, qui vient souligner l’importance d’un geste qui ne représente pas grand chose pour beaucoup trop de gens.

Pour une association comme MEMO Québec, les moyens investis sont biens faibles pour de tels résultats obtenus. Seuls des communiqués des presse ont été envoyés le jour du lancement du court-métrage, et quelques heures plus tard, une vague de support et de partage traversait le Québec et les médias sociaux. Je me rappelle encore exactement ce que je faisais lorsque j’ai vu le vidéo la première fois, un peu au même titre que l’on se rappelle tous de ce que nous faisions le 11 septembre 2001.

Ce succès vient prouver aux divers organismes du Québec que l’internet, avec un peu d’effort et d’opportunisme, devient un moyen redoutable pour changer un comportement, à très faible coûts. Il faut simplement que le tout soit bien fait…

Chapeau MEMO.

Publié le: Vendredi, 14 octobre 2011 dans Analyses · Aucun commentaire