J’ai un peu de difficulté à considérer l’Église et les institutions religieuses comme de réels organismes bienfaisants, ils veulent le bien du monde à leur façon mais l’aspect sectaire, les rituels, les croyances et l’absence de vision commune sur ce qu’est un monde meilleur (un monde qui prie = un monde meilleur?) me laisse perplexe. C’est donc un peu à contre coeur que je souligne l’excellence cette publicité visant à faire la promotion de l’Église catholique de Montréal lors de la période de Pâques en 2011.
Cette affiche se trouvait à l’entrée de Pont Champlain, dont l’attention publique et médiatique réside actuellement sur sa désuétude et la non-sécurité de sa structure. Bos, l’agence qui s’occupe des campagnes de publicité pour la collecte du diocèse de Montréal depuis 23 ans est derrière le bon coup marketing.
Même si je ne suis pas d’accord avec la «cause», même si je n’aime pas qu’une agence aussi reconnue que Bos (qui fait aussi les excellentes campagnes récentes de Honda et St-Hubert) participe à la propagation d’un message religieux, je dois l’avouer, c’est du génie. Même si l’affichage sur panneau aux abords du pont n’est sans doute pas donné, il ne s’agit que d’une affiche à un emplacement très très (très) ciblé et qui a engrangé une couverture médiatique incomparable. Les réseaux d’information ont tous relatés la nouvelle aux bulletins du soir. Les nombreux blogues d’opinions d’influence ont en bonne partie diffusé la publicité.
Je suis de ceux qui ne croient pas au dicton «Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez-en!», mais je ne peux qu’avouer que dans ce cas-ci, ça veut réellement tout dire.
Le 26 novembre 2010, MEMO (Moëlle épinière et motricité Québec) lancait un court métrage de sensibilisation aux places de stationnement réservées.
Près d’un an plus tard, le vidéo (avec son doublon sous-titré anglais) a accumulé plus de 400 000 visionnements sur le portail YouTube. Il s’agît à ma connaissance, du plus grand succès viral d’un vidéo québécois, toute catégorie confondue.
De mon point de vue, il s’agit d’un succès sur toute la ligne et je suis convaincu que ce court métrage aura su en faire réfléchir quelques uns. Tous les ingrédients y sont; une belle réalisation, de bons acteurs, la musique de Martin Deschamps et un message simple à comprendre, qui vient souligner l’importance d’un geste qui ne représente pas grand chose pour beaucoup trop de gens.
Pour une association comme MEMO Québec, les moyens investis sont biens faibles pour de tels résultats obtenus. Seuls des communiqués des presse ont été envoyés le jour du lancement du court-métrage, et quelques heures plus tard, une vague de support et de partage traversait le Québec et les médias sociaux. Je me rappelle encore exactement ce que je faisais lorsque j’ai vu le vidéo la première fois, un peu au même titre que l’on se rappelle tous de ce que nous faisions le 11 septembre 2001.
Ce succès vient prouver aux divers organismes du Québec que l’internet, avec un peu d’effort et d’opportunisme, devient un moyen redoutable pour changer un comportement, à très faible coûts. Il faut simplement que le tout soit bien fait…
La SOCAN est l’organisme qui s’occupe des licences musicales au Canada. En gros, lorsque vous entendez un artiste à la radio, ou si vous achetez sa musique, ce sont eux qui perçoivent les droits pour l’artiste. Récemment, l’organisme tentait d’obtenir l’autorisation de pouvoir percevoir des droits pour l’utilisation d’extraits. Ce qui voudrait dire que des droits devraient être payés pour le 30 secondes de l’extrait que vous consommez pour finalement décider de si vous achetez la pièce, l’album, ou rien du tout. Et puis quoi encore, payer pour voir des bandes-annonces de films? L’industrie demande en fait qu’un montant plus élevé soit perçu si une vente découle de l’écoute d’un extrait. C’est tellement impossible à mesurer et totalement injuste pour les détaillants qui se trouvé pénalisée à promouvoir les produits des autres. Payer pour de la publicité aussi directe, c’est illogique.
De mon humble opinion, au niveau de la distribution, l’industrie du divertissement est tout simplement victime de sa propre désuétude. Bon, je généralise et je m’égare probablement du sujet des droits d’écoute sur les extraits avec cette montée de lait, mais toutes ces contradictions soulignent à quel point les efforts pour sensibiliser la population à l’importance de respecter les œuvres vont carrément dans le mauvais sens.
Une première contradiction réside dans les méthodes de sensibilisation. Pourquoi sur le DVD que je viens d’acheter à prix fou, on prend la peine de me menacer pendant les 30 premières secondes; si je copie ou distribue l’oeuvre, je suis passible d’une peine d’emprisonnement. Hey, ton produit, je viens de l’acheter, je ne suis pas ton public qui doit être sensibilisé. C’est un peu comme si j’allais acheter un tournevis chez Rona (désolé pour la pauvreté de l’exemple) et que c’était sur la facture qu’il était écrit que les voleurs s’exposent à des poursuites civiles et criminelles. Personne ne le remarque, c’est juste désagréable. C’est un peu le même phénomène du côté du web avec les DRM, qui bien souvent vous empêchent de consommer le produit légalement acheté de la manière que vous voulez.
Quand je dis que l’industrie est victime de sa propre désuétude, c’est qu’elle n’a pas su s’adapter au marché. Alors qu’internet prenait de plus en plus de place, que de plus en plus d’entreprises s’ouvraient au commerce électronique, l’industrie du divertissement elle voulait garder ses supports physiques et condamnait à tout prix la numérisation (et la gravure à l’époque) des œuvres. À ignorer la demande et n’ayant aucune offre, l’industrie a certainement contribué au phénomène.
Plusieurs artistes contournent la grosse machine s’en sortent très bien en innovant. Selon moi, ils représentent l’avenir d’une consommation responsable des oeuvres. Par exemple Misteur Valaire, qui offre ses albums en téléchargement au prix désiré par l’acheteur. Un modèle qui doit fonctionner, puisqu’à ce que je sache, leurs salles sont pratiquement toujours pleines.
Finalement, il y a une morale à retenir pour l’industrie. Votre produit est comme n’importe quoi, pour le vendre, vous devez répondre à une demande et vous adapter au marché. Cessez d’exiger la pitié, il faut innover, se démarquer, inspirer le respect et surtout, respecter les consommateurs (et un DRM, ce n’est définitivement pas respecter ses utilisateurs), mettez donc votre argent et énergie là dessus, tout le monde s’en sortira gagnant. Pensez-y; Misteur Valaire me respecte, je respecte Misteur Valaire. Simple as that!
Puisque c’est avec de la critique constructive que l’on peut s’améliorer, j’ai bien l’intention d’analyser des sites web de temps à autre et fournir quelques conseils. Pour ma première analyse, on se penche sur le cas du nouveau portail de TVA Nouvelles.
Ça y est, mon nouveau site professionnel est en ligne. Ça m’a permis de constater, encore une fois, à quel point les médias sociaux c’est fort et rapide.
Simplement en lançant un petit appel à l’aide aux gens intéressés sur Twitter, quelques personnes se sont manifestées. J’ai ainsi pu rapidement localiser certains bogues et obtenir des opinions de gens externes à moi et d’expériences variées, et même le tester sur iPhone.
Tout ça en 15 petites minutes. Juste wow!
Et vous, qu’en pensez-vous de ce nouveau site web?